lundi 12  mars  2018     Le BREXIT . . .     évolution des discussions en cours




a) le devenir des citoyens : 3,2 millions d’européens vivant en Grande Bretagne et 1,3 millions de britanniques vivant en Europe. Quels droits garderont ils ? en matière de Sécurité Sociale, de retraite, de nationalité ? L’objectif de l’U.E. est clairement de sécuriser les droits de ces citoyens.

b) les frontières irlandaises et la souveraineté britannique : l’Irlande du Nord étant britannique et l’Irlande du Sud adhérant toujours à l’Union Européenne, une frontière (en termes de normes, quotas, droits de douane…) doit-elle être remise? Les accords de paix entre les deux parties de l’Irlande ont permis qu’il n’y ait pas de frontière entre elles.L’objectif de l’U.E. dans les négociations sur le BREXIT est donc d’éviter d’en remettre une afin de respecter les principes de l’U.E. (liberté de circulation des personnes, des biens et des capitaux). La seule solution est que toute l’Irlande ait les mêmes droits de douane. Or Theresa May ne peut pas accepter une remise en cause de la souveraineté britannique sur l’Irlande du nord. S’il y a accord pour les frontières au niveau de l’Irlande, il faudra aussi un accord pour les frontières entre Calais et Douvres . . .

Qui paye et Quoi ?
La Grande Bretagne a pris des engagements financiers dans le cadre du budget européen et doit les honorer.Au début des négociations, la fourchette allait de 20 à 65 milliards d’euros! Maintenant on s’approche de 50 à 55 milliards. (En dernière minute, un accord serait pris pour 40 milliards?). A ce jour, c’est le seul point qui semble avoir obtenuà peu près un accord !

L'Assemblée   Générale  du   Mouvement  Européen  du  Touquet, ce 12 Mars 2018, Monsieur Pierre-Henri Dumont a partagé avec brio et devant une assemblée de près de 200 personnes, les derniers développements des négociations sur le BREXIT.

Michel Barnier a publié le 28 février 2018 un document très important résumant l’état des négociations et dont l’objectif est d’amener la Grande Bretagne à concrétiser les principales avancées avant le prochain sommet des chefs d’état européens. La commission parlementaire « Suivi du Brexit » à l’Assemblée Nationale consiste à donner des « indications-terrain » au gouvernement français qui les remonte à Michel Barnier sur les problèmes que pose le Brexit.


Quelques rappels
:
Le Brexit a été voté le 24 juin 2016 par 51,9% de la population britannique, avec de fortes disparités générationnelles et régionales. ( Les jeunes étant "pour" le maintien dans l’U.E.  les personnes âgées "contre"; Londres, l’Ecosse et l’Irlande "pour" le maintien, les parties rurales et côtières "contre").
On a pu comparer le vote du Brexit à celui des américains en faveur de Trump, ou celui des Italiens plus récemment etc . . . qui sont des votes de rejet et particulièrement ici de l'Union Européenne.

Comment fait-on concrètement ?
La moitié de ce que mange la Grande Bretagne passe par Calais.L’U.E. à 28 représente 16,9% du PIB mondial dont 2,4% pour le Royaume Uni. 7% des biens français sont exportés vers le Royaume Uni.

La balance commerciale du R.U. vers l’U.E. est négative, elle représente 3 points de PIB. La place de L’U.E va décroitre avec le BREXIT et celui-ci l’affaiblira. Une seule chose est certaine aujourd’hui :




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Cette situation d’incertitude explique la dernière intervention de Michel Barnier.Techniquement le budget en cours de l’U.E. se termine en 2021.La Grande Bretagne sortant de l’U.E. en 2019, elle doit payer et honorer ses engagements. Il existe près de 1 000 accords commerciaux internationaux à renégocier, 750 accords bilatéraux entre l’U.E. et des pays tiers . . .
On comprend alors pourquoi, la Grande Bretagne cherche à gagner du temps. Plusieurs hypothèses demeurent notamment sur la période de transition de deux ans demandée par le gouvernement de Theresa May afin d’avoir le temps de renégocier. Pendant cette période, les représentants de la Grande Bretagne pourraient assister aux réunions de l’U.E. mais sans avoir le droit de vote.

« On découvre les problèmes en marchant . . .  Deux ans pour renégocier 70 ans de traités ou normes . . . » posent évidemment beaucoup de problèmes et questions sur le futur fonctionnement des relations Grande Bretagne-Union Européenne . . .
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