ESCAPADE  en Audomarois            le  14  juin  2017
    "La Coupole"   "L'ascenseur des Fontinettes"   "La Brasserie Gayant"     



Cet immense bunker devait être la base de lancement des fusées V2 contre Londres. Mis au point dans le centre ultra-secret de Peenemünde par l’équipe de Von Braun, ces missiles sont, avec la bombe atomique américaine, les engins les plus novateurs développés pendant le second conflit mondial.

Le  mercredi 14 juin nous prenions la route pour l’Audomarrois.

Notre première visite fut pour « La Coupole » qui occupe l’espace que les nazis avaient aménagé pour lancer leurs missiles V2, aujourd’hui transformé en musée de la deuxième guerre mondiale.

C’est par de vastes galeries, ou résonnent les bruits de chantiers et de bombardements que nous avons accédé au cœur de ce musée. Cette visite retrace les grandes périodes de l’occupation. L’invasion, l’exode, la vie quotidienne, la résistance, la collaboration et la libération. Ce lieu de mémoire nous fait dire   «  jamais plus ça ».

Dans la salle du « planétarium », nous vimes un film impressionnant en 3D, retraçant les enjeux géostratégiques et l’ingéniosité des préparatifs de l’opération militaire du débarquement des forces alliées le 6 juin 1944 en Normandie, son issue victorieuse et le début de reconquète des territoires occupés par les nazis.

Les V2 furent fabriqués en série dans l’usine souterraine « Mittelwerk », située au cœur de l’Allemagne, par des déportés du camp de concentration de Dora.

Massivement bombardée par les Alliés, La Coupole fut abandonnée pendant l’été 1944, après le débarquement de Normandie. Les V2, qui frappèrent Londres et Anvers à partir de septembre 1944, furent lancés par des unités mobiles établies en Hollande.




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Le midi, nous prîmes un repas composé de produits locaux à

"La sapinière"
dans une agréable véranda avec une très

 belle vue sur Sain-Omer




La construction de "l'ascenseur des Fontinettes" s'est déroulée entre 1881 et 1887.
Il s'agissait à l'époque de trouver une alternative aux 5 écluses
qui permettaient de franchir le dénivelé de 13,13 mètres entre le bassin de l'Aa et celui de la Lys qui étaient reliés par le canal de Neufossé sur une longueur totale de 18 km et un dénivelé total de 16,68 m.

Le trafic de péniches se faisait en alternance sur une semaine, les quatre premiers jours pour la montée qui durait en moyenne une heure et demie et les trois derniers jours pour la descente qui durait une heure dix. Ces longues procédures généraient de longues files d'attente du fait du trafic qui était de plus en plus dense au cours du XIXème siècle.
Ainsi, certaines péniches qui arrivaient en milieu de semaine pour monter étaient parfois obligées d'attendre le début de semaine suivante avant de pouvoir passer !

Cet ascenseur est constitué de deux bacs (ou sas) remplis d'eau capables d'emporter chacun une péniche au gabarit Freycinet  (38,50 m de longueur et 5,05 m de largeur, 2 m de tirant d'eau.

A fonctionnement totalement hydraulique et reposant sur des pistons, les réservoirs s'équilibraient mutuellement. L'un descendait tandis que l'autre montaitLa manœuvre totale comprenant l'entrée de chaque bateau dans les sas, la fermeture et la séparation des portes et enfin l'ouverture des portes pour la sortie des bateaux  duraient une vingtaine de minutes.
En 1960, le coût d'entretien et le changement de gabarit du canal (bateaux de classe supérieures au gabarit Freycinet) entraînèrent l'arrêt de l'exploitation de l'ascenseur.


Pour terminer cette belle journée très ensoleillée, nous partimes à la découverte de la brasserie GAYANT où notre guide nous à expliqué comment déguster la bière mais aussi quelle était l’histoire de cette famille et de sa passion qui ne renie ni sa culture ni ses traditions ni ses origines.

Avec le tout nouveau site dont la construction s’est terminée en 2016, la Brasserie de Gayant compte multiplier sa production par sept d'ici cinq ans. Elle devrait atteindre dans un premier temps un million d’hectolitres grâce à ce nouvel outil de production. Le bâtiment de 36 000 m² est implanté sur un terrain de 12 hectares. 12 000 m² sont dédiés à la fabrication et au conditionnement de la bière et 24 000 m² au stockage des bouteilles. La Brasserie de Gayant produit 40 marques de bières et réalise 10 % de son activité à l’international.

De son côté, la Brasserie Saint-Omer produit 30 qualités de bières (Luxe, Panaché, Spéciale, Abbaye, sans alcool,…) à raison de 700 millions de bouteilles de 25 cl par an et de 500 millions de boîtes par an.

Le rapprochement de ces deux brasseries sous la même bannière, a déjà créé sur la communauté d’agglomération de Saint-Omer le premier pôle brassicole indépendant de France.