ESCAPADE à Ypres (musée IL FLANDERS)  et Roubaix (la Piscine)

Le mercredi 5 décembre le Mouvement Européen du Touquet était de sortie pour sa traditionnelle escapade de Noël.

Les participants à cette escapade ont visité le matin à Ypres la cathédrale SAINT MARTIN et le musée « IL FLANDERS FIELDS » consacré au martyre qu’a subi cette ville lors de la première guerre mondiale.

Après un repas typiquement flamand sur la Grand-Place, ils se sont rendus à Roubaix afin de visiter le musée « LA PISCINE » récemment rouvert après travaux d’agrandissement.

Pour cette réouverture, l’exposition temporaire proposait 3 artistes : Picasso « L’homme au mouton », Hervé Di Rosa « L’œuvre du monde »,  et Alberto Giacometti « Portrait d’un héros : hommage à Rol Tanguy ».

Une journée bien remplie, dans une ambiance sympathique.


Autre
Escapade


La cathédrale Saint-Martin d'Ypres

Ypres, au début du 13ème siècle, était devenue la plus grande cité drapière de Flandre et l'une des villes les plus peuplées d'Europe du nord-ouest. On entreprit alors de reconstruire la plus importante église qui existait au centre-ville selon la nouvelle architecture gothique, sous l'influence des cathédrales

"L'homme au mouton" de PICASSO  Ce bronze figurant un homme debout portant dans ses bras un mouton est l’un des trois réalisés par Picasso à partir du même moule (les deux autres se trouvent au Musée de Philadelphie et sur la Place du Marché à Vallauris sur la Côte d’Azur).

Le contexte de l’occupation à laquelle Picasso résiste dans la solitude de son atelier des Grands Augustins explique assurément la conception de cette œuvre emblématique, conçue comme un monument destiné à l’espace public, promise à témoigner d’un engagement solide et fondamental.  Le thème rejoint par son humanisme le contexte de la guerre et, par son attitude pathétique, l’agneau fait figure de victime.

Picasso n’est pas directement menacé, protégé par sa réputation et sa nationalité des persécutions qui frappent d’autres, en particulier les juifs. Quelques personnes haut placées de la Préfecture de police qui l’apprécient empêchent toute intervention de la Gestapo. Cette liberté relative lui permet de fondre une allégorie de la dignité humaine et de la paix, en bronze, alors que les Allemands raflent les statues publiques pour récupérer le métal

françaises.
Le chœur de l'église fut commencé vers 1230, dans un style gothique primitif. La grosse tour en narthex est la partie la plus tardive, elle a été construite dans la variante flamande du style gothique brabançon.

A la même époque fut construite, juste à côté de la cathédrale, l'immense Halle aux draps
avec son beffroi. Les deux monuments forment un très bel ensemble monumental gothique vu de la Grand-Place. Les travaux furent terminés en 1370.

Durant la première guerre mondiale, l'église a été complètement détruite, comme toute la ville. Elle a été entièrement reconstruite à l'identique entre 1922 et 1930. L'architecture de la nouvelle église reste purement gothique et respecte scrupuleusement celle du bâtiment d'origine, jusqu'aux détails, avec les différences stylistiques de chaque partie, et la diversité des matériaux d'origine.




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Le musée de la 1ère guerre mondiale : "IL FLANDERS FIELD"

Au travers des 600 000 vistimes des batailles de la 1ère guerre mondiale sur le sol belge, le musée raconte ce pan d'histoire. Il ne s'agit pas seulement de parler de la guerre, mais aussi de  la paix désormais installéedans cette région du front en Flandre Occidentale. Installé dans  l'ancienne halle aux draps de Ypres, l'exposition retrace les  évènements de 1914 - 191, de l'invasion allemande en Belgique à la fin de la guerre, en passant par les quatre années de tranchées de Westhoek (de Nieuport à Armentières). Pour raconter ces évènements, le musée a misé sur les témoignages des personnes qui les ont directement vécus.
Pour illustrer : des objets et des photographies mais aussi des bornes inter-actives.

La présentation moderne et travaillée a ravi les visiteurs du MET !  En dehors du côté factuel et militaire, le guide, truculent, a fait en sorte de lier anecdotes et évènements passés pour mieux appréhendre notre présent.


Le restaurant "Den Anker"
Sur la superbe Grande-Place d'Ypres, tout à côté des halles, le restaurant "Den Anker" accueillit très agréablement nos Métistes dans une confortable salle de restauration.


" La Piscine "  de Roubaix

L'origine de sa construction date de 1922 lorsque, porté par le mouvement hygiéniste, le maire de Roubaix, Jean-Baptiste Lebas, charge l'architecte Albert Baert de construire « la plus belle piscine de France ». En 1932, la piscine ouvrira ses portes. Construite dans le style "Art Déco", c'est tout à la fois une piscine sportive, avec son bassin olympique de 50 mètres et un établissement de bains - douches public . On y trouve également un «réfectoire des nageurs», un salon de coiffure, de manucure et de pédicure, des bains de vapeur et une laverie industrielle. La piscine commence à se dégrader dans les années 1970, mais reste en activité jusqu'en 1985, date à laquelle elle ferme pour raisons de sécurité.

"La Piscine"  devient  un  Musée
Dès les années 1970, l'idée est évoquée de faire évoluer le musée municipal pour créer un musée d'art et traditions populaires. Le projet n'aboutit pas, mais la réflexion se poursuit et un premier conservateur professionnel, Didier Schulmann, est engagé par la ville dans les années 1980 pour porter un projet de création d’un musée des beaux-arts dans ses locaux originels de l'ENSAIT. Aucun accord n’est trouvé entre la mairie et le ministère de l’Éducation nationale à qui appartient le bâtiment. En 1989, une nouvelle équipe est constituée, dirigée par Bruno Gaudichon, pour relancer le projet. Différents sites sont envisagés pour accueillir le musée (l’ancienne poste, la friche Motte-Bossut) avant que ne surgisse l'idée de reconvertir l’ancienne "Piscine", récemment fermée, en musée.

"L'homme au mouton" de PICASSO
Ce bronze figurant un homme debout portant dans ses bras un mouton est l’un des trois réalisés par Picasso à partir du même moule (les deux autres se trouvent au Musée de Philadelphie et sur la Place du Marché à Vallauris sur la Côte d’Azur).

Le contexte de l’occupation à laquelle Picasso résiste dans la solitude de son atelier des Grands Augustins explique assurément la conception de cette œuvre emblématique, conçue comme un monument destiné à l’espace public, promise à témoigner d’un engagement solide et fondamental. Le thème rejoint par son humanisme le contexte de la guerre et, par son attitude pathétique, l’agneau fait figure de victime.

Picasso n’est pas directement menacé, protégé par sa réputation et sa nationalité des persécutions qui frappent d’autres, en particulier les juifs. Quelques personnes haut placées de la Préfecture de police qui l’apprécient empêchent toute intervention de la Gestapo. Cette liberté relative lui permet de fondre une allégorie de la dignité humaine et de la paix, en bronze, alors que les Allemands raflent les statues publiques pour récupérer le métal.

L'Exposition  DI ROSA

Globetrotter, vagabond, pèlerin, nomade, amoureux, Hervé Di Rosa voyage autour du monde pour rencontrer, apprendre et partager les métiers et les arts. Hervé Di Rosa entremêle l’artiste à l’artisan, pour lui, le savoir-faire de chacun est une œuvre commune, riche de cultures, d’expériences et de sens.

Avec de la toile, de la peinture, des câbles de téléphone, du laque, des sequins, des broderies, des pierres, du bronze, de l’or, de la terre, du bois, des coquillages, de la céramique, de l’argent, des peaux tannées, du verre, du papier, de l’aquarelle, des perles . . . aidé par les meilleurs artisans rencontrés dans ses pérégrinations, Hervé Di Rosa, patiemment, poursuit son œuvre commencé il y a quelques décennies, peut-être sur le port de Sète.

Roubaix, présente pour la première fois au public, les dernières œuvres céramiques d’Hervé Di Rosa, réalisées lors de la 19e étape du tour du monde créatif de l’artiste, auprès des prodigieux artisans de l’entreprise Viúva Lamego, l’une des fabriques historiques d’azulejos du Portugal.

 



GIACOMETTI  entre tradition et avant-garde

Grâce à la contribution essentielle de la Fondation Giacometti et s’appuyant sur des prêts importants, l'exposition rassemble sculptures en plâtre et en bronze, dessins et photographies et interroge plus largement l’engagement politique de l’artiste.

Sa sensibilité antifasciste, ses liens avec les différentes mouvances du surréalisme et avec l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires sont ainsi rappelés par la série de six dessins politiques exécutés vers 1932 par le sculpteur. Les portraits de Rol-Tanguy ne sont pas réalisés dans cette perspective militante, mais témoignent néanmoins de l’amitié persistante de l’artiste avec Aragon.

En complément et dans une esthétique proche, deux bustes de Marie-Laure de Noailles et de Simone de Beauvoir soulignent sa conception très personnelle de la sculpture, dans laquelle l’impression du monumental n’est pas donnée par la taille de l’œuvre, mais par le contraste entre la proportion du motif et celle du socle.