ESCAPADE  à Saint-Riquier et au Château de Long
  le  mercredi  19  juin  2018



Le 19 juin le Mouvement Européen du Touquet était en déplacement pour visiter les hospices de Saint Riquier avant de se rendre à Long pour une promenade autour du barrage de l’ancienne centrale électrique.

L’après-midi, après un bon repas, ils se sont rendus au château de Long où la propriétaire les attendait pour la visite des lieux qui s’est terminée dans le magnifique parc entourant le domaine.
Le retour au Touquet s’est effectué sous un violent orage la journée s’étant déroulée sous un ciel clément et dans une ambiance toujours sympathique.




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L'Hôtel-Dieu de Saint-Riquier   nous est connu depuis 1199. Sa fondation est attribuée à Adam La Broye, prêtre de Saint-Riquier. Il était administré par des religieux et des religieuses.
A la fin du XVIIe siècle, la salle des malades comptait 18 lits et 24 religieuses assuraient les soins.

A la Révolution française, l’Hôtel-Dieu devint un hospice civil. Cependant jusque 1963, ce furent les soeurs augustines qui assurèrent les soins aux vieillards.

Les bâtiments actuels ont été construits de 1688 à 1704. La chapelle Saint-Nicolas a été construite de 1717 à 1719. L'ensemble est protégé au titre des monuments historiques et maintenu par une association loi 1901.



La chapelle Saint-Nicolas  est l'élément le plus remarquable de l'ensemble avec son décor de style rocaille, ses tableaux, ses grilles de fer forgé attribuées à Jean Veyren. 

En 1753, Pfaffhoffen réalisa le maître-autel en bois doré orné de statues : l'une de Saint-Nicolas et l'autre de Saint-Augustin, de deux médaillons en bas-relief représentant : Jésus guérissant un malade et Jésus recevant l'hospitalité chez Marthe et Marie.

Le retable est orné en son centre par un tableau de Joseph Ignace François Parrocel :"Jésus guérissant les paralytiques".

Au dessus de la porte d'entrée, se trouve du même auteur un autre tableau, Jésus guérissant un malade.

Le cloître  en brique et pierre, abrite un retable, une salle où a été reconstituée une apothicairerie exposant une collection de pots à pharmacie et une collection d’instruments de chirurgie ainsi qu'une chambre de malade du XVIIIe siècle.



La centrale hydroélectrique de Long

La Commune de Long, riche commune de France au début du 20ème siècle grâce à l’extraction de la tourbe, comptait alors 1200 âmes.


Pour donner à ses habitants le plus grand confort, la construction d'une centrale hydroélectrique y fut entamée dès le 21 Juin 1902.


C'est un des rares exemples existant en France de petites unités de production d'énergie construit avant 1914. Des réseaux électriques furent mis en place à travers le village, et l'électricité produite par les turbines de l'usine assura l'éclairage de ses habitants.


Il y avait également l'eau "courante". Jusqu'aux années 1940, chaque foyer de la commune était équipé d'une ampoule unique alimentée en 110 volts, avant que ne l'accompagne une seconde ampoule avec un usage alterné.


La commune fut longtemps surnommé "Long, ville lumière" mais finalement, elle dut se rattacher au réseau EDF en 1968. Et l'alimentation en eau se termina en 1974.



Le château de Long, surnommé la « Folie de Buissy», a été construit dans la première moitié du XVIIIe siècle par Honoré-Charles de Buissy, seigneur de Long et autres lieux. À sa mort en 1762, son fils Pierre de Buissy continua l'œuvre paternelle en faisant décorer le château. Laissé à l'abandon, le château délabré fut racheté en 1964 par l'industriel Roger Van Glabeke qui le restaura et obtint le grand prix "Chefs-d'oeuvre en péril".
Le château de Long est situé sur une terrasse dominant la Somme
 
canalisée et ses étangs. C'est un élégant bâtiment construit en brique rose et pierre blanche. Le corps de logis à deux étages et toit mansardé est rythmé par trois avant-corps à pans latéraux qui possèdent un décor sculpté. Quatre consoles sont ornées de bouquets supportant la toiture. La clé de la porte principale est ornée d'un masque symbolisant la force. La façade orientale moins décorée offre une disposition comparable.

Le parc de 20 hectares est composé d'une pelouse avec arbustes taillés à la française agrémentée de statues, d'un lavoir, de serres construites à la fin du xixe siècle dont l'une présente des rosiers, des clématites..., tandis que l'on peut voir dans l'autre des bougainvilliers, des lauriers roses, des citronniers, des canas, des agapanthes. Un étang de 6 hectares et un bois de 4 hectares complètent le parc.

Un colombier du XVIIIème siècle en brique et pierre avec chaînes d'angle harpées en pierre est encore visible de nos jours.