Panoramas  n°  46  à  49
du  25 mai  au  06 juin 2020   



Michel  GRELIER  n° 46                   25 05 2020


LA RELATION FUTURE UE-27/R-U – LES « ROUNDS » DES NÉGOCIATIONS

- Le 20 mai, Michel BARNIER a répondu à David FROST :      son courrier officiel


https://ec.europa.eu/info/file/uktf20203060790-mb-replytodfpdf


- Le long week-end m’a permis de passer en revue quelques-uns des documents britanniques ; ce fut un travail fastidieux. La situation de la négociation, avec ces documents britanniques, peut s’analyser ainsi :

* Architecture générale - L’UE-27 veut un « Traité global ». Le R-U veut un « Accord central de libre-échange » accompagnés d’« Accords thématiques » à convenir séparément.

* Cadre de gouvernance - L’UE-27 veut un seul cadre et une seule méthode pour l’ensemble des sujets à convenir. Le R-U incorpore sa gouvernance propre dans chaque « Accord thématique » en la renvoyant à des « Comités conjoints » par domaine.

* Références des « Accords thématiques » - L’UE-27 n’est pas concernée. Le R-U se réfère aux accords Canada et Japon convenus par l’UE-28 pour le libre-échange ; aux accords Norvège, Danemark et îles Féroé pour la pêche ; aux accords avec plusieurs pays tiers pour l’aviation ; aux accords de l’Euratom avec plusieurs pays tiers pour le nucléaire civil. Les propositions du R-U tiennent compte des précédents internationaux pertinents.

* Conditions équitables de concurrence – C’est une ligne rouge pour l’UE-27. Le R-U a fait un « copier-coller » de ce qui est convenu en la matière entre l’UE-28 et le Canada.

* La pêche – L’UE-27 considère que ce domaine fait partie de l’accord commercial global avec le R-U ; sans cela il n’y aura pas d’accord du tout, c’est une ligne rouge de l’UE-27. Fait l’objet d’un des « Accords thématiques » pour le R-U.

 

LOI DE RETRAIT ORDONNÉ DU R-U DE L’UE-28 / PROTOCOLE ÎLE D’IRLANDE


- Le 20 mai, le gouvernement britannique a publié un document de 23 pages :

« UK’sApproach to Northern Ireland Protocol  ».

https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/887532/The_UK_s_Approach_to_NI_Protocol_Web_Accessible.pdf


Il confirme que des formalités et contrôles auront lieu à l’entrée en Ulster (3 ports et 2 aéroports) sur les animaux et l’agroalimentaire provenant de Grande-Bretagne, dans le cadre d'un plan en quatre points. 1- Les échanges entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni « se dérouleront comme ils le font actuellement ». 2- Aucun droit ne sera perçu sur les marchandises allant de la Grande-Bretagne à l'Irlande du Nord. 3- Il y aura « un processus supplémentaire limité sur les marchandises arrivant en Irlande du Nord » en provenance de Grande-Bretagne. 4- Le commerce à destination et en provenance d'Irlande du Nord en provenance de pays tiers en dehors de l'UE sera traité dans le cadre des accords que le R-U conclut pour le pays dans son ensemble.

Ces contrôles commenceront le 01 janvier 2021 pour une période de 6 ans.

Des points restent à préciser : les contrôles réglementaires sur les normes des marchandises, les déclarations d’entrée et de sortie exigées par l’UE pour le commerce avec des pays tiers.

 

DANS LES ÉTATS MEMBRES

- La France instaurera une quarantaine « réciproque » de 14 jours pour tous les visiteurs du R-U le même jour que le R-U imposera la quarantaine à tous ceux qui entrent dans le pays depuis l'étranger.

 

LE « DÉCONFINEMENT » ACTÉ DANS D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

- Allemagne - Les piscines en plein air commencent à rouvrir car les virologues affirment que le coronavirus sera tué par les niveaux de chlore dans l'eau. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie autorise les 340 piscines à ouvrir tant qu'ils respectent les règles d'hygiène qui incluent un système de réservation en ligne uniquement et un plafond quotidien de visiteurs.

- Espagne : Madrid, Barcelone – Rencontres possibles en groupes de 10 personnes maximum ; les terrasses de restaurants et de cafés rouvrent à 50% de leur capacité ; les lieux de culte peuvent fonctionner à 30% de leur capacité.

Les habitants des îles Baléares, des Canaries et de certaines parties du continent peuvent visiter les centres commerciaux et manger à l'intérieur des restaurants - qui fonctionneront tous deux à 40% de leur capacité.

- Italie - Les gymnases et les piscines rouvrent dans toutes les régions à l'exception de la Lombardie.

 

UN « RE-CONFINEMENT » ACTÉ DANS D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

- Italie - À Brescia (Lombardie), les bars devront fermer à 21h30, à Vérone (Vénétie), les clients des bars doivent être assis à une table. Les bars devront fermer à 21 heures à Pérouse (Ombrie). Selon la police, 20% d'Italiens de plus se sont aventurés à l'extérieur le 23 mai par rapport à la veille, avec une augmentation des personnes utilisant les transports publics. Le 22 mai, 615 amendes ont été infligées à l'échelle nationale, dont 10% à Rome. Deux personnes infectées par Covid-19 ont été accusées d'avoir enfreint la quarantaine.

 

ROYAUME-UNI : GÉNÉRALITÉS / DOWNING STREET / UK £ depuis le 22.01.2020

- Le Gouvernement et le Parlement britanniques ont plusieurs axes de travail en cours : pour Michael GOVE et David FROST : la négociation avec l’UE-27 ; pour Priti PATEL (ministre de l’Intérieur) :  la nouvelle loi sur l’immigration et la décision de quarantaine pour toute arrivée au R-U ; pour Liz TRUSS (ministre du Commerce international) : le nouveau régime douanier post-Brexit.

- Boris Johnson a soutenu son stratège en chef, Dominic Cummings, au milieu des pressions pour sa démission après qu'il a été révélé qu'il avait enfreint les règles de confinement à plusieurs reprises.

 

*****

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)

Avec : The Guardian, GOV.UK, Commission européenne, Google traduction, Ambassade de France au R-U



 






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Michel  GRELIER   N° 46bis        26 05 2020


COVID-19 – « CONFINEMENT » / « DÉCONFINEMENT » / « RE-CONFINEMENT »

Mon alerte vient du « fossé » qui s’élargit entre une communication générale optimiste et une pratique médicale restée stricte.

La communication ambiante (presse sous toutes ses formes, publicité télévisée) pousse à un optimisme - mais trompeur - s’appuyant sur des chiffres qui, en tendance, s’améliorent. Que l’on considère les chiffres nationaux dans l’absolu, ou qu’ils soient comparés avec ceux de pays voisins ou du reste de la planète. Ce qui amène à un relâchement du comportement collectif : « cela va mieux chez nous… le bout du tunnel… les libertés retrouvées ! »

Les témoignages sont nombreux, et j’y ajoute le mien, de rendez-vous médicaux dans des conditions restées strictes, je cite : « ne pas arriver en avance, venir seul, avec son masque, respecter les gestes barrières, et utiliser du gel désinfectant pour les mains en arrivant ou en repartant ».

 

J’en ai eu rapidement assez du passage, chaque soir, au monument aux morts du virus avec des nouveaux noms gravés, en nombre, dans la journée. J’ai abandonné l’exercice – et la télévision - pour chercher d’autres indicateurs plus réalistes.

Allemands et Britanniques utilisent le coefficient « R » qui tente de mesurer la contagiosité des individus. R supérieur à 1, la pandémie progresse, de façon exponentielle. R proche de 1, la pandémie diffuse – sournoisement – la contagion se fait à 1 personne infectée par 1 personne porteuse (avec ou sans symptômes apparents). Proche de 0,5, la pandémie régresse. Les derniers chiffres compilés situent « R » en Allemagne et au Royaume-Uni aux environs de 0,7… propagation sournoise du virus.

 

C’est le 26 mai que j’ai eu connaissance d’un entretien du Dr Andrea AMMON au quotidien britannique The Guardian. Andrea AMMON dirige le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control - ECDC) ; elle conseilla le gouvernement allemand sur les épidémies de H2N2 et du SRAS.

Dans cet entretien, Andrea AMMON alerte : « Observer les caractéristiques du virus, observer ce qui émerge maintenant des différents pays en termes d'immunité de la population – n’évolue qu’entre 2% et 14%, ce qui laisse 85% à 90% de la population sensible - le virus est autour de nous, circulant beaucoup plus qu’en janvier et février… Je ne veux pas faire un tableau apocalyptique mais je pense que nous devons être réalistes. Ce n'est pas le moment maintenant de se détendre complètement. »

Plus loin dans l’entretien, elle détecte un affaiblissement inquiétant de la détermination du public. « Je pense qu’une fatigue commence à se manifester. Nous voyons la partie économique pour les PME, mais aussi l'expérience de personnes ne pouvant exercer toutes leurs libertés habituelles : aller où nous voulons, être avec qui nous voulons être. Et c'est un changement tout à fait fondamental de notre mode de vie normal. Et maintenant qu'il est clair que [les infections] diminuent, les gens pensent que c'est fini. Ce qui n'est pas le cas, ce qui n'est certainement pas le cas. »

Andrea AMMON croit que la bataille contre le coronavirus sera longue. « Je ne sais pas si c'est pour toujours, mais je ne pense pas que cela disparaîtra très rapidement. Le virus semble être très bien adapté aux humains. »

 

Je commençais mon propos par un « fossé qui s’élargit », qu’en pensez-vous ?

 

Lien vers l’entretien d’Andrea AMMON à The Guardian, 20 mai, 14h09 BST

Lien vers l’ECDC (la presse nationale ferait bien de visiter ce site de temps en temps pour renforcer ses propos)


*****

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)

Avec : The Guardian, Google traduction, European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), AFP, La Voix du Nord



Michel  GRELIER      N°47                    28 05 2020


INSTITUTIONS DE L’UE-27 : Commission européenne (ComEur)

– Covid-19 : Plan de relance de l’UE (premières informations)

Il y a 2 propositions en parallèle : un instrument d’urgence pour la relance « Next Generation UE » et un cadre financier pluriannuel renforcé (2021-2027). Les masses financières à mobiliser sont impressionnantes et peu accessibles à notre entendement habituel, il n’y aura donc pas de chiffres cette fois-ci.

Les fonds seront empruntés au nom de l’UE, avec la garantie de son budget pour des durées de 3 à 30 ans, remboursés à partir de 2028. L’UE peut emprunter à des conditions financières plus intéressantes que celles obtenues par n’importe lequel des Etats membres isolément. Et l’euro – monnaie unique - montre ici son intérêt par rapport à une disparité de monnaies nationales.

Venant en complément des efforts nationaux, les fonds seraient redistribués sous forme de subventions (non à rembourser) et de prêts (remboursables). Les Etats concernés sont l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la France, la Grèce, etc. Pour en bénéficier, les Etats devront établir des plans nationaux et obtenir leur validation par ComEur et les autres pays.

Les objectifs très détaillés de destination des fonds sont répartis sur 3 piliers : soutenir les Etats en matière d’investissements et de réformes ; relancer l’économie de l’UE en attirant des investissements privés ; tirer les enseignements de la crise.

Comment les choses vont-elles se passer après cette proposition de ComEur ? Le Parlement européen et les Etats (Conseil) doivent examiner ces propositions en vue d’obtenir un accord politique – sur les 2 propositions - pour un Conseil européen (chefs d’Etat ou de gouvernement) en juillet.

Nous aurons l’occasion d’y revenir soit sur une action à mener ou sur le déroulement du processus législatif maintenant engagé… Pour mémoire : la Commission européenne propose ; le Parlement européen d’une part, et les Etats membres réunis en Conseil d’autre part, co-décident.


LE « DÉCONFINEMENT » ACTÉ DANS D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

- Espagne - La phase 1 concerne l’ensemble du pays. Les travaux de construction de logements habités ne seront plus interdits, l'ouverture des centres commerciaux sera assouplie. Les magasins dans les centres commerciaux pourront ouvrir s'ils mesurent moins de 400 m², ou qu'ils délimitent une zone de cette taille pour les clients. Ils auront besoin d'un point d'accès direct indépendant depuis l'extérieur du centre commercial dans lequel ils se trouvent. Les musées pourront décider du nombre de personnes à admettre, dans une fourchette de 30% à 50% de la capacité normale.

La phase 2 ne concerne que certaines régions (à l’exclusion de Madrid, Castille et Valence, la plupart de la Catalogne, les provinces de Ciudad Real, Tolède, Albacete, Grenade et Malaga). Les conseils locaux pourront établir des limites d'accès et contrôler le nombre de personnes sur les plages afin de garantir une distance de 2 mètres, ainsi que des limites de temps sur le sable et dans les parkings ; l'accès aux plages doit toujours être gratuit ; pour calculer la capacité maximale d'une plage, chaque baigneur est considéré comme occupant environ 4 m².


- Islande - Le niveau d’alerte est passé de la « phase d’urgence » à la « phase d’alerte », la 2ème de 3 étapes. Les gymnases peuvent rouvrir, mais à moitié seulement ; les bars et restaurants peuvent servir les clients jusqu'à 23 heures. Les rassemblements publics de 200 personnes maximum sont autorisés et une règle de distance sociale de 2 mètres est devenue facultative, mais toujours recommandée par les autorités.


- Le Danemark a assoupli ses contrôles aux frontières avec d'autres pays nordiques et l'Allemagne, permettant aux couples transfrontaliers séparés par le confinement de se rencontrer à nouveau s'ils peuvent prouver qu'ils sont en couple depuis au moins 6 mois.


- Allemagne - Le contrôle du confinement échappe des mains d'Angela MERKEL, alors que de plus en plus de Länder annoncent des mesures unilatérales pour assouplir les restrictions. Le Bade-Wurtemberg annonce l’autorisation, à partir du 01 juin des événements publics assis pouvant accueillir jusqu'à 100 personnes. Le maire de la cité-Etat de Hambourg annonce la prochaine réouverture des cinémas, des piscines en plein air et des gymnases. Le Premier ministre de Thuringe a annoncé son intention de mettre fin au port obligatoire des masques et à la limite du nombre de personnes autorisées à se rassembler.


***** 

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)

Avec : The Guardian, Google traduction, Commission européenne, AFP





Michel GRELIER       N°48                04 06 2020

 

COVID-19 – « CONFINEMENT » / « DÉCONFINEMENT » / « RE-CONFINEMENT »

Mon alerte vient du « fossé » qui s’élargit entre une communication générale optimiste et une pratique médicale restée stricte.

La communication ambiante (presse sous toutes ses formes, publicité télévisée) pousse à un optimisme - mais trompeur - s’appuyant sur des chiffres qui, en tendance, s’améliorent. Que l’on considère les chiffres nationaux dans l’absolu, ou qu’ils soient comparés avec ceux de pays voisins ou du reste de la planète. Ce qui amène à un relâchement du comportement collectif : « cela va mieux chez nous… le bout du tunnel… les libertés retrouvées ! »

Les témoignages sont nombreux, et j’y ajoute le mien, de rendez-vous médicaux dans des conditions restées strictes, je cite : « ne pas arriver en avance, venir seul, avec son masque, respecter les gestes barrières, et utiliser du gel désinfectant pour les mains en arrivant ou en repartant ».

 J’en ai eu rapidement assez du passage, chaque soir, au monument aux morts du virus avec des nouveaux noms gravés, en nombre, dans la journée. J’ai abandonné l’exercice – et la télévision - pour chercher d’autres indicateurs plus réalistes.

Allemands et Britanniques utilisent le coefficient « R » qui tente de mesurer la contagiosité des individus. R supérieur à 1, la pandémie progresse, de façon exponentielle. R proche de 1, la pandémie diffuse – sournoisement – la contagion se fait à 1 personne infectée par 1 personne porteuse (avec ou sans symptômes apparents). Proche de 0,5, la pandémie régresse. Les derniers chiffres compilés situent « R » en Allemagne et au Royaume-Uni aux environs de 0,7… propagation sournoise du virus.

 

C’est le 26 mai que j’ai eu connaissance d’un entretien du Dr Andrea AMMON au quotidien britannique The Guardian. Andrea AMMON dirige le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control - ECDC) ; elle conseilla le gouvernement allemand sur les épidémies de H2N2 et du SRAS.

Dans cet entretien, Andrea AMMON alerte : « Observer les caractéristiques du virus, observer ce qui émerge maintenant des différents pays en termes d'immunité de la population – n’évolue qu’entre 2% et 14%, ce qui laisse 85% à 90% de la population sensible - le virus est autour de nous, circulant beaucoup plus qu’en janvier et février… Je ne veux pas faire un tableau apocalyptique mais je pense que nous devons être réalistes. Ce n'est pas le moment maintenant de se détendre complètement. »

Plus loin dans l’entretien, elle détecte un affaiblissement inquiétant de la détermination du public. « Je pense qu’une fatigue commence à se manifester. Nous voyons la partie économique pour les PME, mais aussi l'expérience de personnes ne pouvant exercer toutes leurs libertés habituelles : aller où nous voulons, être avec qui nous voulons être. Et c'est un changement tout à fait fondamental de notre mode de vie normal. Et maintenant qu'il est clair que [les infections] diminuent, les gens pensent que c'est fini. Ce qui n'est pas le cas, ce qui n'est certainement pas le cas. »

Andrea AMMON croit que la bataille contre le coronavirus sera longue. « Je ne sais pas si c'est pour toujours, mais je ne pense pas que cela disparaîtra très rapidement. Le virus semble être très bien adapté aux humains. »

 

Je commençais mon propos par un « fossé qui s’élargit », qu’en pensez-vous ?

 

Lien vers l’entretien d’Andrea AMMON à The Guardian, 20 mai, 14h09 BST

Lien vers l’ECDC (la presse nationale ferait bien de visiter ce site de temps en temps pour renforcer ses propos)

 

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Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)

Avec : The Guardian, Google traduction, European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), AFP, La Voix du Nord



Michel GRELIER      N° 49                      06 06 2020

 

INSTITUTIONS DE L’UE-27 : Banque centrale européenne (BCE)


- BCE : 1 euro en US$ et en UK£ (Base 22.01.2020 : accord UE/R-U sur Brexit) –

 

Dates…

05/05

04/06

03/06

02/06

01/06

29/05

28/05

27/05

22.01

1 € = US$

1,1330

1.1250

1.1194

1.1174

1.1116

1.1136

1.1016

1.0991

1.1088

Ecart (%)

-2,18

-1.46

-0.96

-0.78

-0.25

-0.43

+0.65

+0.87

0.00

1 € = UK£

0,8944

0.8968

0.8906

0.8908

0.8967

0.9008

0.8972

0.8959

0.8444

Ecart (%)

-5,92

-6.21

-5.47

-5.49

-6.19

-8.68

-6.26

-6.10

0.00

 

La décision de la BCE de porter le PEPP (Programme d’achats d’urgence pandémique) à € 1.350 Mia (+600 Mia) ne doit pas être étrangère à ces variations.

 

LA RELATION FUTURE UE-27/R-U – LES « ROUNDS » DES NÉGOCIATIONS

- 4ème round – Conférence de presse de Michel BARNIER : « Pas de progrès significatif » pour la pêche, la concurrence ouverte et équitable, « loin de l’objectif » pour la gouvernance horizontale, « quelques progrès » sur la coopération judiciaire et policière en matière pénale.

- Prochain « round » : fin juin.

 

LOI DE RETRAIT ORDONNÉ DU R-U DE L’UE-28 / DÉCLARATION POLITIQUE / PROTOCOLE ÎLE D’IRLANDE

- Le 2ème Comité conjoint se réunira le 12 juin.

- La réunion de Haut niveau (Ursula VON DER LEYEN, Charles MICHEL, David SASSOLI, Boris JOHNSON), prévue dans la Déclaration politique, se tiendra en juin (date à préciser), probablement avant le Conseil européen du 19 juin.

 

LE « DÉCONFINEMENT » ACTÉ DANS D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

- Irlande - Début de la 2ème phase, tous les magasins de détail peuvent rouvrir, mais avec des horaires décalés. La limite de déplacement de 5 km s'étend pour permettre aux gens de voyager dans leur comté ou jusqu'à 20 km de leur domicile, selon la plus grande des deux. Des groupes jusqu'à 6 personnes peuvent interagir à l'intérieur ou à l'extérieur tant qu'ils sont séparés d'au moins 2 mètres. Des groupes de 15 personnes maximum peuvent se réunir pour des activités sportives en plein air. Les personnes âgées de plus de 70 ans ou médicalement vulnérables peuvent recevoir un petit nombre de visiteurs à domicile. Les bibliothèques publiques, les terrains de jeux, les camps extérieurs pour enfants, les marchés et les courses de lévriers peuvent reprendre. Jusqu'à 25 personnes sont autorisées à assister aux funérailles.

- Espagne - La moitié du pays – hors Madrid et Barcelone - entame la 4ème et dernière phase du déconfinement. Les personnes vivant dans des zones en phase finale (Andalousie, Baléares et Canaries), peuvent manger à l'intérieur des restaurants tant que la distanciation sociale est pratiquée, tandis que les magasins, cinémas et théâtres peuvent ouvrir à 50% de leur capacité.

 

UN « RE-CONFINEMENT » DANS D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

- Angleterre - La valeur « R » augmente et a dépassé 1,0 dans le nord-ouest pour la première fois depuis le pic de l'épidémie. Un retour à une distance physique plus stricte serait nécessaire dans certaines régions. Le modèle met « R » à 1,01 pour le nord-ouest – y compris Liverpool et Manchester - et 1,0 pour le sud-ouest. Les dirigeants régionaux ont déclaré que la décision d'assouplir le confinement sur la base de l'image nationale - en ignorant les points chauds régionaux - avait été une erreur.

 

ROYAUME-UNI : GÉNÉRALITÉS / DOWNING STREET / UK£ depuis le 22.01.2020

- Airbus - Les suppressions d'emplois concerneraient la vaste usine de Broughton, au nord du Pays de Galles, qui produit des ailes pour les A320 et l'A350. Airbus a annoncé en avril la réduction d'un tiers du nombre d'avions construits, les compagnies aériennes du monde entier ayant annulé ou retardé les commandes de nouveaux avions car leurs flottes sont restées immobilisées. Airbus employait 14.000 travailleurs au R-U avant la crise, dont 6.000 à Broughton. Dans le monde, Airbus compte 135.000 employés, avec des bases en France, en Espagne et en Allemagne, où des discussions avec les représentants des travailleurs seraient en cours. Airbus a largement utilisé le programme de maintien de l’emploi du gouvernement britannique. Environ 3.000 travailleurs ont été mis en congé à Broughton, Airbus complétant leur salaire entre 85% et 90% du salaire total. Les travailleurs de Filton, au nord de Bristol, seraient moins exposés en raison de leur rôle dans la conception des ailes et des systèmes de carburant.

 

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Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)

Avec : BCE, Commission européenne, Europe by Satellite (EbS), The Guardian, Google traduction