Panoramas  n°  89  à  92
du 10 décembre au 21
décembre 2020   




Michel Grelier n° 89               Le   10 12 2020



INSTITUTIONS DE L’UE-27 : Conseil européen (chefs d’Etat ou de gouvernement)

- 10 et 11 décembre – Conseil européen – Suivant la lettre d’invitation de Charles MICHEL, l’ordre du jour abordera : la pandémie de COVID-19, le cadre financier pluriannuel et le plan de relance, le changement climatique, les relations UE/Etats-Unis de Joe BIDEN, les relations UE/Turquie, la sécurité.

« Pour ce qui a trait aux relations avec le R-U, les négociations sont en cours sur la base de notre mandat commun. Il n'est pas prévu de tenir un débat à ce sujet. La présidente de la Commission fera le point de la situation. »

 

NOUS AVONS UN ACCORD DE RETRAIT ORDONNÉ DU R-U DE L’UE-28, « WITHDRAWAL AGREEMENT », QUI DOIT ÊTRE INTEGRALEMENT MIS EN OEUVRE, AVEC SES PROTOCOLES, A LA FIN DE LA PERIODE DE TRANSITION, LE 31 DECEMBRE 2020 (à minuit, 23h00 GMT)

- 08 décembre – Après un travail intensif et constructif par l'UE et le R-U, les deux coprésidents Maros SEFCOVIC et Michael GOVE peuvent annoncer leur accord de principe sur toutes les questions, en particulier en ce qui concerne le protocole sur l'île d’Irlande.

* Accord de principe dans les domaines : postes de contrôle frontaliers / points d'entrée pour les animaux, les végétaux ; déclarations d'exportation ; médicaments ; viandes réfrigérées et autres produits alimentaires. Décisions à prendre avant le 01 janvier 2021 : modalités pratiques de la présence de l'UE en Irlande du Nord ; critères pour les marchandises « ne présentant pas de risque » d'entrer dans l'UE lors du passage de la G-B vers l'Irlande du Nord ; l'exemption des subventions agricoles et halieutiques des aides d'État ; correction des erreurs et des omissions dans l'annexe 2 du Protocole.

* Au vu de ces solutions, le R-U retirera les articles 44, 45 et 47 du projet de loi britannique sur le marché intérieur et n'introduira aucune disposition similaire dans le projet de loi sur la fiscalité.

* Cet accord de principe et les textes qui en résulteront seront soumis à des procédures internes respectives dans l'UE et au R-U. Une fois cela fait, une 5ème réunion ordinaire du comité mixte sera convoquée pour les adopter formellement. Cela aura lieu dans les prochains jours et avant la fin de l'année.

NOUS N’AVONS PAS D’ACCORD - « NO-DEAL » - SUR LA RELATION FUTURE UE-27/R-U QUI ENTRERA EN VIGUEUR LE 01 JANVIER 2021, 0h00

- 08 décembreUrsula von der LEYEN et Boris JOHNSON se verront, à Bruxelles, le 09 décembre, dans la soirée.

- 08 décembre - Michel BARNIER pense qu'une scission « sans accord » est désormais plus probable qu'un accord. Michel BARNIER a fait cette remarque lors d'une réunion avec les 27 ministres des affaires européennes.

- 09 décembre - Boris Johnson a tracé des lignes rouges pour les derniers jours des négociations mais a fait valoir qu'un accord était toujours possible, alors que l'UE se préparait au pire. Alors qu'il expliquait sa position, des sources de l'UE ont déclaré que les 27 prévoyaient de publier leurs plans d'urgence « NO DEAL » « très bientôt » afin de maintenir les avions en vol et de protéger les frontières.

- 09 décembre, 22h28 GMT - Boris JOHNSON et Ursula von der LEYEN ont convenu qu’un accord doit être scellé d'ici le 13 décembre ou il n'y aura pas d'accord.

- 10 décembre - ComEur a présenté un ensemble de mesures d'urgence garantissant une connectivité routière et aérienne réciproque entre l'UE et le R-U, et accordant aux navires de l'UE et du R-U la possibilité d'un accès réciproque aux eaux de l'autre partie. Ces mesures visent à faire face à la période pendant laquelle il n'y aura pas d'accord. Si aucun accord n'entre en application, ces mesures prendront fin à l'issue d'une durée déterminée. C'est pourquoi ComEur présente 4 mesures d'urgence afin d'atténuer des perturbations qui se produiront le 01 janvier au cas où il n'y aurait pas encore d'accord avec le R-U. 1- Connectivité aérienne de base : pendant 6 mois, pour autant que le R-U fasse de même. 2- Sûreté aérienne : utilisation ininterrompue de divers certificats de sécurité pour des produits dans les aéronefs de l'UE. 3- Connectivité routière de base : transports routiers de marchandises et de voyageurs pendant 6 mois, pour autant que le R-U apporte les mêmes garanties aux transporteurs de l'UE. 4- Pêche : jusqu'au 31 décembre 2021, ou jusqu'à la date de conclusion d'un accord de pêche avec le R-U, maintien de l'accès réciproque des navires de l'UE et du R-U aux eaux de l'autre partie après le 31 décembre 2020.

* A cette communication sont joints 3 communications de présentation et 4 projets de règlements : 1- Autorisations de pêche ; 2- Sécurité aérienne (avec annexe) ; 3- Connectivité pour les transports routiers de marchandises et de voyageurs ; 4- Connectivité pour les services aériens de base. 

*** Note personnelle : les Britanniques réagissent mal à ces mesures d’urgence !

ROYAUME-UNI

- 09 décembre - Les Lords ont de nouveau débattu du projet de loi sur le marché intérieur. Le gouvernement a reculé sur la question principale où le projet de loi a été initialement réécrit par des Lords ; il a abandonné les clauses permettant au gouvernement de violer le droit international, et elles ont été retirées du projet de loi sans vote (même si les députés n'ont voté pour elles que le 07 décembre). Mais lorsque le projet de loi avait pour origine la Chambre des Lords, ceux-ci ont infligé plusieurs autres défaites, notamment en ce qui concerne les garanties pour les administrations décentralisées. Dans le dernier épisode de « ping-pong » (navette entre les Communes et les Lords, jusqu'à ce qu'un côté recule et qu'il puisse devenir loi), les pairs ont voté pour réinstaller leurs amendements d'origine.

- 10 décembre – « UK InternalMarket Bill » - Aux Communes, les députés ont voté (356/259, +97) pour rejeter 3 amendements de Lords liés aux appels à donner aux administrations décentralisées un rôle clé dans le fonctionnement futur du marché intérieur.

*****

Avec : Commission européenne, REUTERS France, The Guardian, Europe by Satellite (EbS), GOV.UK, Conseil européen

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)






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Michel Grelier n°90            Le 12 12 2020



INSTITUTIONS DE L’UE-27 : Conseil européen (chefs d’Etat ou de gouvernement)

- En suivant le lien suivant, vous serez avec les conclusions du Conseil européen des 10 et 11 décembre.

https://www.consilium.europa.eu/media/47328/1011-12-20-euco-conclusions-fr.pdf.

Vous y trouverez :

1-  un accord unanime sur le Cadre financier pluriannuelavec unrégime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’UE, applicable à partir du 01 janvier 2021 ;

2-      les raisons et méthodes de la coordination pour les vaccins qui vont arriver face à la pandémie de COVID-19 toujours active ;

3-   un objectif contraignant – pour tous les Etats membres - de réduction nette des gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030 ;

4-   la condamnation ferme des attentats terroristes, de toutes les formes d’atteinte à la liberté d’expression, de religion ou de conviction, ainsi que des préconisations ;

5-      un durcissement de l’UE dans ses relations avec la Turquie.

 Le Conseil européen tel que je l’ai perçu… et c’est une opinion personnelle.

- En suivant ces liens, vous êtes avec la conférence de presse de fin de Conseil.

Vous pouvez suivre les propos de Charles MICHEL      https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-200314?lg=FR

Ceux d’Angela MERKEL                                              https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-200316?lg=FR

et ceux  d’Ursula von der LEYDEN     https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-200315?lg=FR

avant des  Questions & Réponses    https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-200317?lg=FR

Rien que de très habituel… sauf que, lors de la première écoute, j’ai écrit ces 3 commentaires :

- Angela MERKEL reçoit un hommage appuyé pour son « influence » sur l’accord unanime Cadre financier pluriannuel/régime de conditionnalité ;

- dans la partie « questions & réponses », c’est Angela MERKEL qui a reçu le plus de questions et qui a répondu le plus ;

- au travers de la présidence semestrielle allemande, c’est Angela MERKEL qui est « unanimement » félicitée.

Je me suis rendu compte que je n’avais écouté et entendu que les mots ; j’ai fait une seconde écoute, en oubliant les mots et en regardant attentivement les images et tous les détails qu’elles transportent. Je vous invite à faire le même exercice. Qu’ai-je vu que je n’avais pas entendu ?

- Dans leurs propos respectifs, Charles MICHEL et Ursula von der LEYEN restent naturellement dans leur rôle et fonction. Charles MICHEL a des mouvements de mains et de visage qui lui sont propres, comme le timbre de sa voix ; Ursula von der LEYEN est souriante, elle lit son texte, et j’ai observé la qualité de son regard « respectueux » en direction d’Angela MERKEL. En matière d’hommages appuyés, voir pour Charles MICHEL (de 2 :16 à 3 :25) et (de 8 :45 à 9 :05) ; pour Ursula von der LEYEN (de 0 :01 à 1 :15).

- Angela MERKEL a une attitude générale qui lui est propre, pas ou peu de mouvements, un sourire réservé.

Ses remerciements (de 0 :01 à 1 :35) vont jusqu’aux ambassadeurs des 27. Sa capacité à dépasser son rôle et sa fonction s’entend et se voit dans ses interventions. Il est même inhabituel d’entendre une femme politique reconnaître qu’elle n’a pas bouclé son programme (à partir de 4 :10 à propos de la rencontre avec le Premier ministre chinois).

- En réponse à une question sur la Turquie, Charles MICHEL est bref et direct (de 1 :43 à 2 :10) quand Angela MERKEL est plus globale et patiente (de 2 :10 à 3 :52).

- En réponse à une question provocatrice d’ARD (de 7 :15 à 7 :54), Angela MERKEL reste imperturbable et donne une leçon d’unité européenne (de 8 :19 à 9 :38).

- Enfin, à une question sur l’état de droit, la conditionnalité, la Hongrie et la Pologne (de 13 :23 à 14 :07), Angela MERKEL fait une réponse sereine, globale et mettant la situation en perspective (de 14 :07 à 16 :04).

Une fois encore, je vois sa capacité à dépasser facilement et régulièrement son rôle et sa fonction… pour un niveau supérieur.

 
***** ATTENTION, je passe de l’opinion à l’hommage personnel.

- Angela MERKEL n’est pas née dans une famille huppée de la monarchie parlementaire britannique.

- Elle n’a pas grandi dans une république centralisatrice et élitiste où la vocation des meilleurs est de s’épanouir sous les ors des palais nationaux.

- Elle a traversé une Allemagne bismarckienne ; elle a dû subir le nazisme hitlérien, avant un communisme stalinien diviseur.

- Aujourd’hui, à la chancellerie fédérale depuis le 22 novembre 2005, sa popularité fait envie à bien des dirigeants. Le 22 novembre, ce sont 86% des Allemands sondés qui disent qu’elle fait bien son travail.

- Demain, en septembre 2021, les élections générales allemandes verront son départ quoi qu’il en soit… !

Madame, nous, les Européens qui vous sommes reconnaissants, demandons que, quand vous quitterez la direction exécutive de votre pays, vous sollicitiez et obteniez un poste actif dans la dimension européenne à venir… Nous avons un précédent : Valéry GISCARD D’ESTAING et sa présidence de la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Et nous avons un chantier à bâtir : le futur de notre Europe d’aujourd’hui.

- Merci Madame, et à bientôt.

ROYAUME  UNI

- 10 décembreEditorial de The Guardian (les 2 premiers paragraphes) –

« Boris JOHNSON est arrivé là où il est aujourd'hui en racontant des mensonges sur l'Europe. Il a inventé des histoires en tant que journaliste. Il a raconté des mensonges à l'échelle industrielle lors de la campagne référendaire. Maintenant, il dit aussi des gros mensonges en tant que Premier ministre. Il y avait un accord commercial européen « prêt pour le four ». Pas vrai. Les chances d'absence d'accord étaient « absolument nulles ». Encore le même. La Grande-Bretagne était prête à tout résultat après le 31 décembre. Absolument faux. La perspective de droits de douane européens sur les produits britanniques était « totalement et finalement absurde ».

M. Johnson nous a eu à nouveau lorsqu'il a donné l'impression qu'il se rendait à Bruxelles mercredi pour obtenir un accord commercial de retrait de l'UE sur la ligne. Il y a beaucoup à faire, a-t-il dit aux Communes. Mais le soir, c'était tout le contraire. M. Johnson est arrivé à Bruxelles pour dire à l'UE que la Grande-Bretagne n'était pas prête à conclure un accord de pêche, n'accepterait jamais la Cour de justice européenne comme arbitre des différends futurs et ne pouvait accepter aucune forme d'accord sur les normes commerciales liant la Grande-Bretagne aux règles de l’UE. Les deux parties restent désormais très éloignées, a-t-on dit jeudi aux Communes. »

*****

Avec : The Guardian, Conseil européen, Europe by Satellite (Ebs)

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)







Michel Grelier n°91              Le 17 12 2020

 

CE 17 DÉCEMBRE 2020, NOUS AVONS L’INTÉGRALITÉ DE L’ACCORD DE RETRAIT ORDONNÉ DU R-U DE L’UE-28 - « WITHDRAWAL AGREEMENT »

- 17 décembre - Le comité mixte UE/R-U a approuvé toutes les décisions formelles et autres solutions pratiques liées à la mise en œuvre de l'accord de retrait, à compter du 01 janvier 2021. L'accord de retrait, et le protocole sur l’île d’Irlande, seront mis en œuvre le 01 janvier 2021. Cela signifie atteindre l’objectif primordial de protéger l'accord du Vendredi saint (Belfast) et d'éviter une frontière dure sur l'île d’Irlande, préservant ainsi la paix, la stabilité et la prospérité, ainsi que l'intégrité du marché unique de l'UE.

NOUS N’AVONS PAS D’ACCORD - « NO-DEAL » - SUR LA RELATION FUTURE UE-27/R-U QUI ENTRERA EN VIGUEUR LE 01 JANVIER 2021, 0h00-

14 décembre - Un accord commercial et de sécurité post-Brexit pourrait être scellé après que Boris JOHNSON a fait une concession clé, mais la voie vers un accord reste « très étroite », a déclaré Michel BARNIER aux ambassadeurs et aux députés européens à Bruxelles. L’acceptation de la nécessité de garantir une concurrence loyale pour les entreprises britanniques et européennes a débloqué les pourparlers malgré des problèmes difficiles. « Pour la première fois », le gouvernement britannique a « accepté un mécanisme de mesures unilatérales », telles que les tarifs douaniers, où il y a « des divergences systémiques qui faussent les échanges et les investissements ».« Mais ce mécanisme doit être crédible, efficace et rapide », a ajouté Michel BARNIER. « Nous y travaillons. »

Malgré des signes positifs sur les règles du jeu équitables, Michel BARNIER a affirmé que les discussions sur un accord sur la pêche avaient échoué. Il se plaignait du fait que le R-U pensait que, étant donné ses efforts sur des règles du jeu équitables, l'UE devrait rendre la pareille avec des concessions sur les quotas de pêche et la fréquence des négociations. « Mais ça ne marche pas comme ça ».

Michel BARNIER a déclaré aux députés que le gouvernement britannique avait déposé le 07 décembre un document sur la pêche, pour le retirer de la table des négociations le 10 et que Downing Street cherchait à « renationaliser » les bateaux de pêche en insistant sur le fait que les navires battant pavillon britannique devraient appartenir majoritairement à des Britanniques.

- 16 décembre – Ursula von der LEYEN au Parlement Européen–

Deux points majeurs ont été résolus ou sécurisés : les subventions domestiques britanniques, d’une part, et, d’autre part, la garantie que les normes environnementales, sociales et de travail ne seraient pas réduites.

Reste la pêche et : 1- la valeur de la restitution au R-U par l’UE des captures faites dans les eaux britanniques (15-18% pour l’UE, 60% pour le R-U) ; 2- le refus du R-U de respecter le droit historique des pêcheurs français et belges de pêcher dans la zone des 6 à 12 milles à partir des côtes du R-U.

- 17 décembre – PE - La Conférence des présidents se tient prête à organiser une session plénière extraordinaire, au cas où un accord serait conclu d'ici le 20 décembre à minuit, afin de permettre au PE de débattre du résultat des négociations et d'envisager de donner son accord ; insiste sur le fait que cela dépend de l'accès au texte de tout accord avant la saisine officielle et invite la Commission à fournir au PE un texte provisoire dès que possible ; invite la Commission à fournir au PE un rapport complet sur la mise en œuvre du protocole sur l’île d’Irlande, afin de lui permettre d'évaluer si cette condition a été remplie ou non.

- 17 décembre – Un nouvel entretien téléphonique Ursula von der LEYEN/Boris JOHNSONn’a rien apporté aux négociations en cours.

ROYAUME-UNI

- 15 décembre – « UK InternalMarket Bill » - Après des concessions faites par des ministres aux Lords, le ping-pong a cessé au Parlement. Les clauses sensibles ayant été retirées, plus rien ne s’oppose à ce que ce projet devienne une loi. Cet obstacle dans les négociations UE/R-U disparaît ipso facto.

- 17 décembre – Le « UK InternalMarketAct » a reçu la sanction royale et devient Loi.

Il protégera les entreprises, les emplois et les moyens de subsistance et garantira qu'il n'y aura pas de nouvelles barrières néfastes au commerce entre toutes les régions du R-U (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) .Le principe de la reconnaissance mutuelle garantit que les réglementations d'une partie du R-U sont reconnues dans chacune des autres ; le principe de non-discrimination soutient les entreprises opérant au R-U, quel que soit l'endroit où elles se trouvent, en empêchant une réglementation excessivement discriminatoire.

-DIVERS

15 décembre – Etats-Unis - Le Collège des grands électeurs a confirmé Joe BIDEN comme président-élu (306/232). L’étape suivante sera une confirmation du Congrès (Sénateurs et Représentants réunis), le 06 janvier 2021.

* Ne pas oublier le 05 janvier 2021 et le second tour des sénatoriales en Georgia où 2 démocrates, soutenus en personne par Joe BIDEN, affrontent 2 républicains. L’enjeu n’est rien moins que la majorité au Sénat.

******
Avec : The Guardian, Parlement européen (PE), Belga, Commission européenne, GOV.UK
Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019).






Michel Grelier n°92              Le 21 12 2020

 

 *** A Londres, comme ici, cela devient compliqué de comprendre comment sortir du Brexit et de cette sorte de "blocus continental".

NOUS N’AVONS PAS D’ACCORD - « NO-DEAL » - SUR LA RELATION FUTURE UE-27/R-U QUI ENTRERA EN VIGUEUR LE 01 JANVIER 2021, 0h00
- 20 décembre - Michel BARNIER a été informé par l'industrie européenne de la pêche que sa dernière offre au R-U revient à vendre les communautés côtières « en aval » alors que les négociateurs continuent de marchander à Bruxelles sur un accord commercial et de sécurité post-Brexit. Le chiffre d'affaires annuel du poisson pour les navires britanniques dans les eaux britanniques est d'environ € 850 Mio (£ 770 Mio) contre € 650 Mio pour les États membres de l'UE. Boris JOHNSON a rejeté la dernière offre de l'UE de céder 25% de ses prises en valeur - € 162,5 Mio par an - aux navires britanniques.Le R-U insiste pour que l'UE se rapproche de sa demande de rapatriement de 60% des prises actuelles, d'une valeur d'environ € 390 Mio par an. Downing Street souhaite également limiter la période d'introduction progressive des nouveaux arrangements à 3 ans plutôt qu'aux 6 ou 7 proposés par Bruxelles.

Gerard van BALSFOORT, le président de l'Alliance européenne des pêches, représentant l'industrie dans 9 États côtiers tels que la France, les Pays-Bas, la Belgique et l'Espagne, déclare que les conditions proposées impliqueraient des conditions « sans précédent » et des coupes inacceptables ; « Un accord, dans sa forme actuelle, porterait un coup dur au secteur européen des produits de la mer qui compte plus de 18.000 pêcheurs et 3.500 navires avec un chiffre d'affaires annuel de € 20,7 Mia ». Pour Gerard van BALSFOORT, ses membres préféreraient un résultat sans accord que les conditions proposées par Michel BARNIER.

- 20 décembre 19h30 GMT - Les négociateurs ont progressé vers un compromis sur les droits de pêche, mais ont manqué une échéance majeure, laissant entrevoir des semaines sans accords à partir du 01 janvier 2021, même en cas d'accord. Les équipes dirigées par Michel BARNIER et David FROST devaient poursuivre les négociations le 21 décembre malgré l’avis du PE selon lequel il ne voterait pas sur un accord s’il n’était pas obtenu le 20 décembre à minuit.Le non-respect de l’échéance du PE signifie que les ministres au conseil de l’UE devront peut-être « appliquer provisoirement » un accord le 0r janvier pour éviter une sortie sans accord avant les votes du PE plus tard dans le mois. Si les pourparlers vont plus loin en décembre, les capitales européennes n'auront pas le temps de traduire et d'examiner le texte convenu, laissant le R-U quitter la période de transition sans nouveaux accords commerciaux et sécuritaires avec Bruxelles. Des mesures d'urgence devraient être convenues pour combler le fossé avant qu'un accord puisse entrer en vigueur, mais un tel scénario augmente le risque de laisser les ports et les services de sécurité dans les limbes juridiques.

UN « RE-CONFINEMENT » DANS DES ÉTATS MEMBRES

- 20 décembre, 08h04 GMT - L'Écosse annonce une interdiction stricte de voyager avec le reste du R-U, à partir du lendemain de Noël. Le Pays de Galles sera placé sous confinement à partir de minuit ce soir. Boris JOHNSON, a introduit des conditions strictes de confinement à Londres, dans le S-E et dans l'est de l'Angleterre, obligeant un tiers de la population anglaise à annuler leurs projets de Noël et à rester chez eux.Le gouvernement néerlandais a interdit tous les vols de passagers en provenance de G-B après avoir découvert le premier cas d'une nouvelle souche de coronavirus plus infectieuse qui circule au R-U.

- 20 décembre, 12h22 GMT - La France envisage de suspendre les vols et les trains en provenance de G-B après la détection de la nouvelle souche. Berlin envisage une décision similaire comme « une option sérieuse » pour les vols en provenance de G-B et d'Afrique du Sud. La Belgique suspend les arrivées de vols et de trains en provenance de G-B à partir de minuit (23h00 GMT), pendant au moins 24 heures.

- 20 décembre, 13h28 GMT - L'Italie prévoit de suspendre les vols à destination et en provenance de G-B par crainte d'une nouvelle souche du coronavirus détectée là-bas.

- 20 décembre, 17h44 GMT - La Bulgarie suspend les vols à destination et en provenance du R-U de minuit jusqu'au 31 janvier 2021 par crainte de la nouvelle souche de coronavirus.

- 20 décembre, 18h04 GMT - La République d’Irlande suspend tous les vols en provenance de G-B entrera à partir de minuit et en vigueur pendant 48 heures avant un examen ministériel le 22 décembre.

- 20 décembre, 18h08 GMT - De minuit au 31 décembre, tout le trafic aérien entre l'Allemagne et le R-U sera interdit. La suspension allemande pourrait être adoptée par les 27 autres États membres de l'UE. La décision de l’Allemagne ne serait valable que jusqu’au 31 décembre, date à laquelle le R-U va quitter l’UE et ne sera plus soumis aux directives de Bruxelles. Sont exemptés de l'interdiction : les vols de rapatriement des avions et de leurs équipages ; les vols postaux, de fret ou à vide ; les vols avec du personnel médical dans l'intérêt de la santé publique.

- 20 décembre, 18h22 GMTFrance : compte tenu du risque sanitaire nouveau, et dans l'attente de son évaluation, l'ensemble des flux de personnes du R-U vers la France sont suspendus à partir de minuit, pour 48 heures, et pour tous les moyens de transport.

- 20 décembre, 21h38 GMT - Eurotunnel a suspendu les services de trafic passagers et fret pendant les 48 heures prévues. Le port de Douvres a fermé son terminal de ferry pour le R-U vers la France et Eurostar annule les trains entre Londres, Bruxelles et Amsterdam.



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- 21 décembre, 06h44 GMT - L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont interrompu tous les vols de passagers en provenance du R-U. La Lituanie autorise le départ des vols vers le R-U, tandis que l'Estonie et la Lettonie les ont également interrompues. La Lettonie a interdit le trafic de passagers par bus et ferry à destination et en provenance du R-U. Les interdictions entreront en vigueur le 21 d décembre et dureront jusqu'à la fin de 2020.

- 21 décembre, 06h44 GMT - La France, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse, le Portugal, la Belgique, l'Autriche, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, la Roumanie, la Suède, la Croatie et les Pays-Bas ont tous déclaré qu'ils arrêteraient les vols en provenance du R-U.

- 21 décembre 09h15 GMT - Les vols entre G-B et la Norvège seront suspendus avec effet immédiat pendant au moins 48 heures.

*****

Avec : The Guardian, AFP, REUTERS, Premier ministre (France), Eurotunnel

Michel GRELIER, ancien conférencier membre de Team Europe France (1992-2019)


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